Se lancer dans une création ou une reprise d’entreprise

La création ou la reprise d’entreprise est une vraie aventure qui présente de nombreux attraits. Être son propre patron, développer une nouvelle idée, changer de rythme de vie, définir ses propres horaires de travail, être gestionnaire de son temps… Il y a autant de raisons de se lancer que d’entrepreneurs. Cependant, il est important de connaître ses points forts et ses faiblesses, aussi bien à titre professionnel que personnel, avant de s’engager dans un projet de cette ampleur. La création d’entreprise requiert un investissement en temps, en argent et en énergie souvent très important. Il faut être certain de ses motivations comme de ses capacités. Voici quelques questions à se poser avant de porter un projet :

Sur le futur entrepreneur

  • Suis-je fait pour détenir ma propre entreprise ? Il faut accepter de ne pas avoir d’horaires, d’endosser des responsabilités et de gérer de nombreux imprévus. Cela représente parfois un vrai bouleversement par rapport au salariat.
  • Quelles sont mes motivations ? Suis-je sûr de ce que je recherche vraiment ?
  • Mon entourage me soutient-il ? L’entrepreneuriat implique un changement de mode de vie, une certaine modularité des revenus et demande une grande disponibilité. Assurez-vous que vos proches vous suivent dans votre projet, car il aura forcément un impact sur eux.
  • Quelles sont mes contraintes ? Il faut envisager les contraintes de temps (quel nombre d’heures puis-je consacrer à mon entreprise ?), les contraintes financières (quel montant puis-je investir ? Quelle est la rémunération souhaitée ?), les contraintes familiales et personnelles (enfants à aller chercher à l’école, investissement dans une association…), etc.
  • Ai-je les compétences suffisantes pour me lancer ? Le chef d’entreprise idéal est à la fois un professionnel du métier, un gestionnaire et un commercial. Il est conseillé d’avoir au moins deux de ces qualités avant de se lancer. Vous pouvez avoir besoin de formations, obligatoires ou non. Si vous vous lancez avec des associés, assurez-vous que vos profils sont bien complémentaires.
À découvrir
La Fédération française de la franchise
La Fédération française de la franchise (FFF) est la fédération représentative de la franchise, qui, depuis sa création en 1971, met son expertise et son professionnalisme au service de cette stratégie de développement des entreprises. Elle informe et forme les futurs créateurs d’entreprise sur le modèle de la franchise et accompagne les réseaux (franchiseurs et franchisés) dans leur développement en franchise en France et à l’international. La FFF travaille depuis de nombreuses années avec les banques et organismes de garantie, partenaires acteurs de premier plan du commerce et de la franchise en France. La FFF a tissé des relations avec leur pôle franchise afin de les sensibiliser sur l’attractivité de ce modèle pour créer son entreprise, sur ses fondamentaux, ses avantages et ses évolutions, ainsi que sur le Code de déontologie européen, guide des bons usages et des bonnes pratiques de la franchise.

Lire aussi : Comment bien choisir son franchiseur

Sur le projet

  • Quel est le niveau de maturation de mon projet ?
  • L’idée est-elle réalisable ? Les produits et/ou services que je veux commercialiser ont-ils déjà été testés ?
  • Les fournisseurs et les partenaires sont-ils clairement identifiés et fiables ? • Est-ce que je connais suffisamment bien le marché ? Mes clients potentiels ? Mes concurrents ?
  • Quelle est la réglementation en vigueur dans mon domaine d’activité, les normes à respecter (hygiène, réglementation du travail…) ?
À découvrir
La Fédération du commerce coopératif et associé
La Fédération du commerce coopératif et associé a pour mission de représenter les groupements de commerçants, notamment auprès des pouvoirs publics ; de conseiller ses adhérents et de développer les échanges d’expériences intergroupements ; de promouvoir et de contribuer au développement du Commerce coopératif et associé. Le Commerce coopératif et associé est une organisation de réseaux de points de vente et de services constitués et contrôlés par des entrepreneurs indépendants, qui se sont associés au sein d’un groupement, dans le but de mettre en place des actions et des outils communs résultant de la mutualisation de leurs moyens et de leurs savoir-faire. Propriétaires de leurs affaires et de leurs réseaux/enseignes, ils en sont les acteurs et les décideurs. En grande majorité, ces groupements sont organisés sous forme de coopératives. En 2014, le Commerce coopératif et associé a réalisé 143,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit plus d’un tiers du commerce de détail. La FCA regroupe 153 enseignes nationales pour 43 870 points de vente dirigés par 31 574 entrepreneurs qui emploient 534 308 personnes en France.

Pour en savoir plus : www.commerce-associe.fr

Construire son business plan

Bon, vous avez fait le point, l’introspection est achevée et vous décidez de franchir le pas. Première étape : le business plan. Ce document détaille tous les aspects de votre projet de création ou de reprise, avec une importante partie financière. C’est lui que vous allez présenter pour obtenir des financements. Votre projet doit donc être suffisamment abouti pour convaincre vos interlocuteurs. Vous devez être capable de répondre à toutes les questions qu’ils pourraient vous poser. Voici les points essentiels à détailler dans un business plan :

  • La présentation du porteur de projet. Elle détaille votre formation, votre parcours professionnel ainsi que toutes les expériences en lien avec votre projet. Décrivez précisément votre profil de compétences dans les domaines de la gestion, du commercial et du cœur de métier de votre future entreprise. Idem pour vos éventuels associés.
  • La présentation de votre future entreprise. Adresse, date de création prévue et statut juridique. Ce dernier va principalement dépendre de la taille de votre entreprise, de son chiffre d’affaires prévisionnel, de la présence ou non d’associés et des investissements prévus.
  • La présentation du produit/service commercialisé. Est-ce un produit novateur ? Fait-il l’objet d’un brevet ?
  • L’étude de marché. Elle prouve que vos produits ou services sont en adéquation avec la demande et trouveront leur clientèle. En général cette étude comporte trois volets. Tout d’abord présentez la demande : les caractéristiques globales du marché, la zone de chalandise, votre clientèle cible et ses comportements d’achat ainsi que les délais et modes de paiement. Détaillez ensuite l’offre déjà existante et vos concurrents, directs et indirects : leurs produits et services et leur stratégie marketing (segments de clients, circuit de distribution, politique de prix et actions commerciales). Pour finir, présentez l’environnement qui a une influence sur le marché sur lequel vous souhaitez vous positionner : l’environnement économique, socioculturel et technologique, les contraintes, les éventuelles barrières à l’entrée, les caractéristiques des réseaux de fournisseurs et de sous-traitants et les organisations professionnelles concernées s’il y en a.
Voir aussi : Notre Guide pour Faire une étude de marché
  • La stratégie commerciale. Elle met en valeur l’avantage concurrentiel de vos produits et/ou services, votre stratégie marketing et votre plan d’action commercial (plaquette, relation presse, publicité, événementiel, etc.).
  • Le plan de financement global. Il comporte le plan de financement initial, le prévisionnel à 3 ans et le plan de trésorerie.
  • L’analyse des risques. Expliquez les faiblesses de votre projet et comment y faire face. Cela montrera que vous êtes lucide : c’est un plus !
À découvrir
Outillez-vous !
Plusieurs outils permettent de disposer d’une vision plus complète de son projet.

    • DiagEntrepreneur est un outil d’aide à la décision développé par les Caisses d’Epargne dédié principalement aux entreprises de moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. Cette plate-forme Internet permet de visualiser les indicateurs financiers clés des entreprises (CA, marge brute, EBE, endettement…), de les situer dans leur secteur d’activité et de les comparer à leurs concurrents. Ce service est gratuit, consultable sur ordinateur, tablette et smartphone.
    • Pour déterminer son environnement macroéconomique, il existe l’analyse PESTEL, qui indique six types de facteurs externes qui peuvent influencer une entreprise : politiques, économiques, sociologiques, technologiques, écologiques et légaux.
    • Le modèle de Porter distingue cinq forces qui déterminent la structure concurrentielle d’un secteur d’activité : le pouvoir de négociation des clients, le pouvoir de négociation des fournisseurs, les produits ou services de substitution, les nouveaux entrants potentiels et la concurrence directe. Il est utilisé dans l’analyse de l’environnement concurrentiel d’une entreprise.
    • La matrice SWOT (1), qui permet de récapituler les forces et faiblesses du projet, mais également les opportunités et les menaces du secteur. Cette méthode d’analyse est devenue aujourd’hui un outil universel d’aide à la décision. Elle peut aussi être utilisée comme une synthèse pour réussir à convaincre efficacement un investisseur.
(1) SWOT pour Strengths (forces), Weaknesses (faiblesses), Opportunities (opportunités), Threats (menaces).

Plan de financement initial

Il se présente sous la forme d’un tableau et présente les dépenses et les ressources nécessaires au démarrage de votre activité. Les deux colonnes doivent s’équilibrer et tous les besoins doivent être financés dès le lancement. Vous pouvez joindre des devis pour justifier les dépenses.

Prévisionnel

Le prévisionnel est un plan de financement à 3 ans. Il détaille les différentes solutions pour financer le cycle d’exploitation de l’entreprise ainsi que son développement. Il doit se rapprocher le plus possible de ce que sera votre entreprise d’ici à 3 ans et permet d’anticiper ses besoins en financement selon ses différents scénarios de croissance. Ces derniers doivent bien sûr être réalistes. Par exemple, il y a peu de chance que votre chiffre d’affaires triple chaque année ! Il y a lieu d’apprécier l’effet « ouverture » et son impact sur l’évolution du chiffre d’affaires en année N+1. Par ailleurs, il faut s’assurer aussi de la cohérence entre le chiffre d’affaires et la masse salariale, ou encore entre les achats et les ventes.

 

Ex. de tableau présentant le plan de financement prévisionnel sur 3 ans

Besoins durables N N+1 N+2 Ressources durables N N+1 N+2
Programme d’investissement HT Fonds propres (apport personnel ou capital social)
BFR Comptes courants d’associés
Augmentation du BFR Primes-subventions
Prélèvement de l’exploitant (si entreprise individuelle) Capacité d’autofinancement
Dividendes distribués (si société) Emprunts bancaires à moyen ou long terme
Excédent

 

Calcul du besoin en fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement (BFR) est lié aux ressources financières dont une entreprise doit disposer afin de couvrir ses besoins financiers qui résultent des décalages des flux de trésorerie entre les encaissements et les décaissements. La prise en compte des délais de paiement (clients et fournisseurs) est un élément majeur du calcul du BFR.

Convaincre son banquier

Si le rendez-vous à la banque est un passage quasi obligé pour un créateur d’entreprise, il est aussi souvent redouté par les porteurs de projet qui craignent de voir leur demande de financement refusée. Le plus important est de se présenter avec un projet abouti. Votre business plan doit être complet et vous devez maîtriser tous les aspects de votre projet sur le bout des doigts. Pour un commerce, il est préférable de connaître déjà son emplacement au moment d’aller voir son banquier, mais aussi d’avoir déjà signé un compromis ou un bail. Vous devez également avoir prévu un apport personnel qui représente au minimum 30 % de votre budget total. Votre banquier va évaluer la solidité de votre dossier, mais aussi s’assurer que vous êtes suffisamment motivé et clairvoyant quant aux forces et aux faiblesses de votre projet. Attendez-vous donc à être questionné sur votre parcours, vos compétences, vos produits et services et pas seulement sur le volet financier de votre business plan.

Deuxième point essentiel : soyez réaliste ! Évaluez précisément vos besoins de financement, sans chercher à les minimiser. Établissez un prévisionnel crédible, envisagez plusieurs hypothèses de développement de votre entreprise, y compris pessimistes, afin d’apprécier le point mort de l’entreprise. Pensez aussi à préciser vos sources de revenus le temps de pouvoir vous rémunérer avec votre activité. Vous devez être dans une démarche de transparence avec votre banquier. Il n’est pas un ennemi mais un partenaire. Montrez que vous avez les pieds sur terre et que vous savez anticiper les difficultés qui pourraient se profiler.

À découvrir
5 Phrases à ne pas prononcer devant votre banquier
Pour montrer votre motivation tout en restant crédible, voici cinq phrases à ne pas prononcer devant son banquier :

« Je me lance tout seul. » C’est prouvé, les entrepreneurs qui bénéficient des conseils d’un réseau d’accompagnement ou d’une enseigne du commerce organisé sont plus nombreux à passer le cap des 3 ans d’existence. Selon un rapport du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie de 2011, le taux de pérennité à 3 ans des jeunes entreprises accompagnées s’établit à 75 % contre 52 % seulement pour celles qui ne sont pas accompagnées. En plus de l’expertise et du recul de professionnels de la création d’entreprise, ces réseaux proposent également des financements et/ou des garanties. Autant d’éléments qui vont rassurer votre banquier.

« Je n’ai pas de business plan. » Dommage ! Le business plan est une véritable feuille de route pour un entrepreneur. Il donne une vision d’ensemble du projet, détaille les besoins au cours du temps, le seuil de rentabilité, le besoin en fonds de roulement… Autant d’éléments indispensables à un banquier pour juger de la viabilité de votre projet et accepter de vous prêter de l’argent.

« Dans six mois j’embauche et j’ouvre une deuxième affaire et je m’achète une belle voiture. » Attention à ne pas confondre ambition et précipitation. Il peut être risqué de lancer une deuxième affaire avant d’avoir pérennisé la première. Une fois votre entreprise lancée, il sera toujours temps de revenir vers votre banquier pour financer son développement.

« Si ça ne marche pas je dépose le bilan. » Vous ne pouvez pas donner l’impression que vous baisserez les bras à la première occasion ou que vous ne croyez pas en votre projet. Pour que votre banquier vous suive dans votre aventure entrepreneuriale, il doit sentir que vous êtes investi à 100 % dans votre projet. C’est l’une des raisons pour lesquelles les banques demandent des fonds propres aux porteurs de projet.

« Je veux me payer tout de suite. » Une entreprise dégage rarement du bénéfice les premiers mois de son activité. En outre, ses rentrées d’argent sont avant tout consacrées à sa trésorerie, aux dépenses imprévues voire à des investissements. Il est donc important d’anticiper une baisse de son niveau de vie et de disposer d’une épargne de sécurité le temps de pouvoir vous verser un salaire.

Le financement bancaire

Les deux principales sortes de crédits

  • Crédit bancaire « classique ». Il existe différentes sortes de crédits, les crédits à taux fixe et ceux à taux variables. Dans les deux cas, le taux qui vous est proposé est calculé de la manière suivante : il contient une partie indexée sur un taux d’intérêt déterminé (coût d’acquisition de l’argent), auquel il faut ajouter le coût du risque et la marge prélevée par la banque. Vous pouvez également faire un emprunt à taux fixe mais modulable. Vous aurez ainsi la possibilité de modifier vos échéances en fonction de votre rentabilité. L’avantage de cette formule est la sécurité qu’elle propose en offrant une visibilité et une stabilité des modalités de remboursement sur le long terme.
    Il est également possible de faire un emprunt à taux variable ou révisable. Dans ce cas, le taux d’intérêt est référencé ou révisé régulièrement en fonction de l’évolution de l’indice de référence sur lequel il est indexé. Les deux principaux indices de référence du marché monétaire de la zone euro sont l’EONIA (Euro OverNight Index Average, avec une échéance d’un jour) et l’EURIBOR (Euro Interbank Offered Rate, avec principalement des échéances d’un à douze mois). Si vous optez pour un crédit à taux variable ou révisable, il peut être capé pour limiter la hausse en cas de remontée des taux. Par exemple, un taux de 3,5 % capé 1 est un taux dont la variation se situera entre 2,5 % et 4,5 %. Cela permet de sécuriser son emprunt tout en bénéficiant d’éventuelles baisses des taux d’intérêt. La tendance actuelle est à des indices de référence en baisse. Par exemple, l’EONIA diminue depuis une dizaine d’années.
  • Crédit-bail. L’organisme de crédit-bail achète pour le compte d’un client un bien (bien d’équipement ou immobilier) et le lui loue ensuite pendant une durée fixée à l’avance. À l’issue de cette période, le client peut soit acheter ce bien pour sa valeur résiduelle, soit renouveler le contrat de location, soit demander la reprise de ce bien par l’organisme de crédit-bail. Cela permet de financer des investissements sans apporter de garanties puisque l’organisme prêteur est déjà propriétaire du bien loué.
À découvrir
Focus Assurance
Quels sont les différents types d’assurances qui concernent les créateurs d’entreprise ?

On peut différencier trois grandes familles de risques :

    • les dommages que pourrait subir l’entreprise en cas de sinistre et qui sont couverts principalement par l’assurance des biens de l’entreprise ou l’assurance perte d’exploitation ;
    • les dommages qu’elle pourrait causer aux autres, couverts par l’assurance de responsabilité civile, laquelle est obligatoire pour un certain nombre de professions et naturellement indispensable pour beaucoup d’autres ;
    • et enfin les risques qui concernent les personnes, c’est-à-dire le chef d’entreprise lui-même et ses collaborateurs. La maladie, l’invalidité ou le décès peuvent être couverts par des contrats de prévoyance (assurance santé, contrats décès, invalidité…). La constitution d’une retraite complémentaire peut également faire l’objet de contrats d’assurance adaptés.

– Un exemple d’assurance : la Protection de l’activité professionnelle (1)

Proposée par la Caisse d’Epargne, la Protection de l’activité professionnelle (PAP) protège votre entreprise (2) des conséquences financières d’un arrêt total, temporaire ou définitif, d’activité à la suite d’un dommage atteignant le local professionnel ou les biens d’exploitation ou à la suite de l’incapacité de votre homme clé, et propose des garanties d’assistance. En savoir plus sur la PAP.

(1) La Protection de l’activité professionnelle est un contrat de BPCE Assurances (entreprise régie par le code des assurances) distribué par votre Caisse d’Epargne, intermédiaire d’assurance immatriculé à l’ORIAS. Voir les conditions en agence. (2) Selon formule choisie et selon conditions définies dans les conditions générales.

Est-il indispensable de tout assurer ?

Certaines assurances sont légalement obligatoires. Parmi les plus connues, on peut citer l’assurance de responsabilité des véhicules terrestres à moteur (voiture, camion, 2-roues…), l’assurance de la responsabilité décennale pour les professionnels du bâtiment, l’assurance de responsabilité civile professionnelle, l’assurance de responsabilité des professionnels de santé, des avocats, des notaires, etc. Mais il en existe d’autres qui concernent différents secteurs professionnels : sport, culture, loisirs, formation, activités industrielles, agricoles, financières… Les autres, bien que non obligatoires, se révèlent pourtant indispensables. L’entrepreneur a le choix de s’adresser directement à son établissement bancaire ou une compagnie d’assurances, ou bien de passer par le biais d’un intermédiaire, agent général d’assurances ou courtier.

Comment connaître par avance les conséquences financières de certains dommages (accidents corporels graves, atteintes à l’environnement…) ?

Aucun secteur d’activité n’est à l’abri de ce type de risques. La question de savoir comment s’assurer doit faire l’objet d’une analyse de risques menée avec l’assureur. En effet, lorsque l’on crée une entreprise, il est essentiel d’évaluer très tôt, et le plus précisément possible, la nature des risques encourus, les conséquences financières qu’ils peuvent engendrer, puis arbitrer entre l’auto-assurance (provision, franchise) et le transfert de risques à l’assureur.

Se faire accompagner

Les réseaux d’accompagnement

Un réseau d’accompagnement aide le porteur de projet à structurer son dossier, à éclaircir certains points de son business plan, à prendre du recul et à se poser les bonnes questions en sortant de la problématique purement « métier ». Très souvent, il propose aussi un accompagnement financier sous forme de prêt d’honneur (effet de levier pour obtenir des financements bancaires) ou de garanties. Certains réseaux fédèrent également des pépinières, des couveuses ou des incubateurs. Ces dispositifs permettent d’affiner, de tester et de lancer son entreprise en bénéficiant de conseils, d’ateliers, de locaux ou encore de matériel. Voici une liste (non exhaustive) des principaux réseaux :

  • Action’Elles, un réseau bénévole de femmes chefs d’entreprise accompagnant des femmes qui souhaitent créer ou développer leur entreprise. • actionelles.org
  • Force Femmes, le réseau qui soutient et accompagne les femmes de plus de 45 ans en recherche d’emploi ou en création d’entreprise. • force femmes.com
  • France Active est dédié aux entreprises de l’économie sociale et solidaire et aux créateurs d’entreprise. Il propose une aide au montage du plan de financement, des garanties d’emprunts bancaires (dont le FGIF, un fonds de garantie destiné aux créatrices d’entreprise), des prêts solidaires (du type NACRE, Nouvel Accompagnement à la Création et à la Reprise d’Entreprise) ainsi qu’un suivi après la création d’entreprise. Il dispose de 130 points d’accueil dans toute la France. • franceactive.org
  • Initiative France apporte un double appui aux nouveaux entrepreneurs, un financement et un accompagnement. Le prêt d’honneur est un prêt personnel sans intérêts ni garanties, qui renforce les fonds propres de l’entrepreneur et lui facilite l’accès à un emprunt bancaire. L’accompagnement commence avant le financement et se poursuit durant les premières années de l’entreprise, le parrainage par un entrepreneur expérimenté peut aussi être proposé. Avec 228 plates-formes Initiative en France, les services du réseau sont facilement accessibles partout et pour tous types de projets. • initiative-france.fr
  • Les Pionnières est un réseau d’incubateurs et de pépinières d’entreprises destiné aux femmes et présent dans neuf régions françaises. À découvrir sur • lespionnieres.org
  • Réseau Entreprendre propose des financements sous forme de prêts d’honneur. Il offre aussi un accompagnement personnalisé par des chefs d’entreprise bénévoles (rencontres mensuelles pendant 2 à 3 ans), avec un programme spécifique pour les créateurs d’entreprises technologiquement innovantes, du secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS) ainsi que les entreprises à fort potentiel de croissance. Il possède 72 implantations en France. À découvrir sur • www.reseau-entreprendre.org
  • Les Boutiques de gestion (BGE) sont un réseau d’associations implanté dans toute la France. Elles interviennent à toutes les étapes de la création d’entreprise. Cela va du diagnostic, aux conseils pour élaborer le business plan, en passant par le financement avec les prêts NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) et l’accompagnement post-création. Ce réseau possède également des couveuses. À découvrir sur • bge.asso.fr

Les autres interlocuteurs

  • Les chambres de commerce et d’industrie (CCI) proposent des entretiens personnalisés, des ateliers et des formations courtes dans les domaines juridiques, comptables et financiers. Rattaché aux CCI et aux chambres des métiers et de l’artisanat, le Centre de formalités des entreprises (CFE) gère les formalités des créations, cessions et transmissions des entreprises.
  • Il est utile de se rapprocher de Pôle emploi pour connaître les prestations financières auxquelles vous avez droit pendant et après la création d’entreprise.
  • Les avocats sont des interlocuteurs incontournables : statut juridique d’une entreprise, contrats avec des fournisseurs, modalité de transmission, de reprise ou de cession… Vous pouvez bénéficier de consultations gratuites par l’intermédiaire de certains réseaux d’accompagnement. Lire aussi Quand faire appel à un avocat ? #1 : le choix du statut et Quand faire appel à un avocat ? # 2 : ouvrir son site e-commerce
  • Les experts-comptables : ils pourront vous accompagner dans tous les aspects comptables et fiscaux de votre projet, avec une vraie valeur ajoutée pour l’élaboration de votre plan de financement, entre autres expertises.
  • Amis déjà installés, collègues, voisins… c’est le moment d’activer votre réseau et de parler de votre projet autour de vous. Pour recueillir conseils et coups de pouce.
  • On trouve également des associations pour tous les profils de créateurs et tous les besoins. Par exemple, on peut citer l’association de bénévoles retraités EGEE (Entente des Générations pour l’Emploi et l’Entreprise), qui propose un accompagnement à tous les stades de la vie de l’entreprise, CRA (Cédants et Repreneurs d’Affaires) qui regroupe les cédants et repreneurs d’affaires, ou le Moovjee (Mouvement pour les Jeunes et les Étudiants Entrepreneurs) qui offre un programme de mentorat pour les entrepreneurs de moins de 30 ans. Il existe aussi des associations qui regroupent des business angels, c’est-à-dire des particuliers qui investissent dans de jeunes entreprises innovantes.
À découvrir
Guide du financement
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