Connaître et comprendre les trois formes de crowdfunding #2

participatif

Le crowdfunding – ou financement participatif – a le vent en poupe. Il met en relation des investisseurs potentiels et des porteurs de projet en recherche de financement, via des plateformes Internet thématiques ou généralistes (qui prennent une commission.) Le crowdfunding surfe ainsi sur les codes actuels des réseaux sociaux et un besoin d’engagement croissant. Il est une source de financement importante pour les porteurs de projets en plus des modes de financement classiques. Simplicité et transparence résument bien son fonctionnement quelle que soit sa forme : don, prise de participation (voir le volet 1 de notre article) ou le prêt.

Crowdfunding sous forme de prêt

  • Comme pour les autres formes de crowdfunding, le prêt peut être financier ou affinitaire. Le crowdfunding sous forme de prêt est aujourd’hui celui qui lève le plus de fonds et dont la croissance est la plus forte.

– Le prêt affinitaire propose au prêteur d’investir son argent dans un projet qui fait sens pour lui ; on pourrait par exemple penser aux projets qui se rattachent à l’économie sociale et solidaire.

– Le prêt financier s’attache quant à lui à des projets pouvant apporter un rendement élevé aux contributeurs.

– Le crowdfunding sous forme de prêt peut se faire avec intérêts ou sans intérêt, dans la limite de 1 million d’euros par projet.

– Le prêt avec intérêts est limité à 1 000 euros par investisseur depuis le 1er octobre 2014. Le prêt sans intérêt est limité à 4 000 euros. A l’occasion des 3e Assises du financement participatif, le 29 mars 2016, Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, a annoncé vouloir relever ces seuils à 2 000 euros pour le prêt avec intérêts et 5000 euros pour le prêt sans intérêt. A suivre donc…

  • Bon à savoir : quand on parlait de « prêt », les contributeurs des plateformes de crowdfunding avaient moins conscience de la prise de risque et donc de la possibilité réelle de perdre leur investissement. Voilà pourquoi, courant 2014, des limites ont été fixées.
  • Les prêteurs peuvent aussi être des professionnels du financement et pas uniquement des particuliers.
  • Le prêt affinitaire présente le même avantage que les autres formes de crowdfunding : il fonctionne comme un « effet relais », en raison des « affinités » qu’il suppose. En cherchant des investisseurs, le porteur de projet peut recruter, par ricochet, des clients ou des partenaires. Ces derniers seront les ambassadeurs de son projet…

Comment faire pour que ma campagne de crowdfunding fonctionne ?

L’élément fondamental pour s’assurer du succès de sa campagne est de bien préparer sa communication.

  • La présentation du projet doit être sobre mais motivante. Il faut anticiper les questions que se poseront les investisseurs potentiels pour s’éviter le risque d’avoir à y répondre (exemple : vous demandez 1 000 euros ; répondre à 1 000 contributeurs donnant 1 euro chacun peut s’avérer… contraignant !) Une campagne de crowdfunding peut aller très vite, le facteur temps est donc très important. Il est indispensable d’être bien préparé à mener l’étape suivante dès le lancement de la campagne de levée de fonds.
  • Il faut avoir un minimum de réseau. Le love money (financement par des proches : amis, familles, connaissances) est déjà un premier pas. Pas question non plus de sous-estimer « l’investisseur miracle », proche d’un de ses proches, que l’on n’aurait pas osé solliciter… Une présence active sur Facebook, Twitter et les réseaux professionnels est également primordiale.
  • Quel que soit le montant demandé lors de la campagne, le porteur de projet doit solliciter les services d’un avocat pour monter son dossier et se prémunir contre toute mauvaise surprise…

Comment choisir ?

La dimension du projet est un critère déterminant pour choisir la forme de crowdfunding qui lui correspond. Demander 10 000 ou 50 000 euros ne présente pas les mêmes enjeux ou contraintes que demander 500 000 ou 1 million d’euros ! On peut envisager de partager les différentes formes de financement possibles, en associant crowdfunding et capitaux risqueurs, par exemple.

En quoi le crowdfunding est-il complémentaire du financement bancaire ?

Le crowdfunding permet de compenser le manque de fonds propres qui caractérise certains projets. Un banquier peut trouver un projet intéressant mais refuser néanmoins de le financer parce qu’il ne répond pas à ses critères d’apport minimum. Il pourra le cas échéant orienter le porteur de projet vers une plateforme de crowdfunding, qui donnera à son projet le « crédit » qui lui manque et constituera une première étape de financement. Charge à lui, ensuite, de revenir vers son banquier…

La Caisse d’Epargne a ainsi mis en place :

  • un dispositif de collecte de dons avec Espace Dons;
  • deux partenariats avec des plateformes de crowdfunding par prise de participation avec Spark Up (love money et réseau du porteur de projet) et Happy Capital (projets innovants, en rupture de modèle).
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