Se lancer comme… viticulteur

Smiling man in vineyard picking grapes.

Porteur d’un savoir-faire contribuant au rayonnement de la France, le marché de la production et de la transformation du raisin demeure pérenne. Le métier de viticulteur, majoritairement masculin, est régi par diverses autorisations, tandis qu’une réforme européenne concernant la plantation des vignes prendra effet en janvier prochain.

Le métier

Le plus souvent « propriétaires-récoltants », les viticulteurs sont habilités à exercer trois types d’opérations : la production de raisin au sein d’un vignoble, la production suivie de la transformation du raisin (travail du vigneron), et la transformation du raisin au sein de coopératives. Ce métier physique nécessite une grande disponibilité, le pic d’activité se situant au moment de la récolte, au début de l’automne.

Le profil type du viticulteur

En 2013, on dénombre 84 368 exploitations vitivinicoles réparties sur le sol français, dont la surface moyenne est de 23,6 hectares. 99 % d’entre elles font travailler moins de 10 personnes. Ainsi, 56,5 % de ces entreprises s’avèrent être pilotées par des exploitants individuels, tandis que 18,5 % ont choisi le statut EARL. On recense également 690 coopératives représentant 84 000 vignerons. La profession est majoritairement masculine (à 71,9 %), et l’âge moyen des producteurs s’établit à 51 ans.

Le marché

Le secteur de la production et de la transformation du raisin, évalué à 10,6 millions d’euros en 2013 (+ 8,7 % par rapport à 2012), s’inscrit dans une conjoncture économique plutôt favorable. Ce marché, déterminé par la consommation et les échanges extérieurs, évolue notamment grâce à l’essor de la vente en ligne. Selon l’Agreste, la production de vin en volume est en hausse de 10,7 % en 2014. Les vins blancs représentent 44,3 % de la production française, contre 55,7 % pour les vins rouges et rosés.

Les coûts et les revenus

Le revenu moyen d’une entreprise de viticulture d’appellation de quatre personnes s’élève à 311 000 euros en 2013. L’investissement annuel moyen est quant à lui estimé à 12,7 % de la production. Pour s’installer, le financement de départ est important, en raison de l’achat de machines coûteuses (entre 100 000 et 500 000 euros pour une vendangeuse, par exemple).

Selon l’INSEE, les prix des vins de consommation courante progressent de 10,8 % sur les quatre premiers mois de 2015, par rapport à l’ensemble de 2014, alors que ceux des vins de qualité chutent de 4,8 %.

Les démarches pour entreprendre

S’installer en tant que viticulteur nécessite l’immatriculation de l’exploitation ainsi que l’obtention de droits de plantation pour le vignoble. Ces autorisations demeurent valables trois ans et sont gratuites et incessibles. La profession reste attentive à la mise en place le 1er janvier 2016 du règlement européen sur le nouveau régime de plantation de vignes, pensé pour faire face à la montée en puissance sur le marché du vin des pays comme le Chili, l’Afrique du Sud ou l’Australie.

 

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