Votre banquier et vous : les erreurs à ne pas commettre #2

Invest with the best

Avec ce second volet de nos conseils pour établir avec votre banquier une relation de confiance, levez les idées reçues sur votre partenaire financier et évitez les impairs pour mettre toutes les chances de votre côté !

4. Ne pas s’entourer

Lorsque vous lancez votre entreprise, vous devez maîtriser votre cœur de métier. Mais votre banquier n’attendra pas de vous que vous soyez, en plus, compétent en gestion, en comptabilité ou dans le domaine juridique. En revanche, en vous appuyant sur des professionnels pour ces aspects de votre projet, vous éviterez les erreurs et rassurerez votre banquier sur votre capacité à bien vous entourer. Pensez aux réseaux d’accompagnement, à la chambre de commerce et d’industrie et à la chambre des métiers et de l’artisanat la plus proche de chez vous, mais également à votre réseau personnel.

5. Mal évaluer ses besoins

Des créateurs d’entreprise vont chercher à économiser sur certains postes budgétaires pour demander le moins possible. Ils imaginent qu’ils auront ainsi plus de chances d’êtres financés tout en ayant moins de crédit à rembourser. Cependant, vous devez investir pour que votre entreprise fonctionne, que ce soit dans la communication, la gestion ou plus tard, dans le développement de votre affaire. Les chiffres le prouvent : plus l’investissement initial est important, plus les chances de survie de l’entreprise sont élevées (Insee). Il est donc essentiel de demander ce dont vous avez besoin, sans chercher à minimiser cette somme. Cela prouve à votre banquier que vous êtes réaliste et vous évitera de revenir six mois plus tard solliciter un découvert ou un nouveau prêt parce que vous manquez de fonds.

6. En phase de développement ? (E)puiser sa trésorerie

La tentation est grande lorsqu’on a de la trésorerie à disposition de l’utiliser pour financer des achats, des travaux, etc. Vous vous dites : « pas besoin de passer par la case banquier, de devoir ajouter un rendez-vous à un emploi du temps déjà chargé pour justifier un projet que vous souhaitez mener de toute façon ». Le risque est de manquer de trésorerie un peu plus tard et de devoir solliciter son banquier à cette occasion. Montrez-lui que vous êtes prévoyant et n’attendez pas de manquer d’argent pour aller le voir.

Il est d’ailleurs recommandé de rencontrer son banquier au moins une fois par an pour faire le point sur l’année écoulée, lui faire part de vos projets et anticiper vos éventuels besoins de financement.

De même, si vous souhaitez augmenter vos prélèvements personnels, faites-le raisonnablement pour ne pas vous mettre en difficulté si vous rencontrez plus tard une baisse de votre chiffre d’affaires.

 

Vos réactions
Réagir