Se lancer comme… Gérant de camping

Caravan at a camp site

Au 1er janvier 2013, le ministère du Tourisme dénombrait 7 800 campings. L’activité, bien que concurrencée par d’autres formes d’hébergements touristiques (chambres d’hôtes, gîtes ruraux, centres de vacances, etc.), prospère : en 2012, le marché représentait près de 2,4 milliards d’euros, et n’a eu de cesse de progresser depuis. Zoom sur un secteur en plein essor dans lequel il fait bon entreprendre.

Le métier ? 

Etre gérant de camping, en quoi ça consiste ? En un mot : polyvalence ! Entre la mise en place de l’organisation de l’activité d’hébergement (horaires, tarifs, équipements, etc.), la mise en œuvre et le respect des procédures d’hygiène et sécurité, la conception des activités ou encore le recrutement et l’animation des équipes de travail, le démarrage de l’activité requiert du temps, de la patience et beaucoup d’énergie ! Reste la gestion au quotidien : enregistrement des réservations, gestion comptable et administrative du camping, et bien sûr prise en compte des demandes et réclamations des clients. Bref, un entrepreneur n’a pas le temps de s’ennuyer !

Quels profils ? 

Si aucune formation ou diplôme particulier n’est requis pour entreprendre dans le secteur, ne s’improvise pas gérant de camping qui veut : polyvalence donc, mais également disponibilité, aisance relationnelle et capacité logistique et organisationnelle sont autant de qualités essentielles pour réussir dans le métier.

L’accès à la profession ? 

Pour un terrain de camping accueillant 20 personnes au maximum, il vous faudra simplement remplir en mairie une déclaration préalable de travaux d’aménagement. En revanche, si la capacité d’accueil est supérieure à 20 personnes, il vous faudra alors disposer d’un permis d’aménager et effectuer une déclaration d’ouverture de chantier. Ce n’est qu’après avoir adressé à la mairie la déclaration d’achèvement et de conformité des travaux que vous pourrez démarrer votre activité.

Bon à savoir : le classement de l’établissement est obtenu après la visite d’un organisme évaluateur accrédité pour cinq ans. Il est classé de 1 à 5 étoiles en fonction de la qualité des installations, des équipements sanitaires ou encore des prestations et services proposés (le wifi par exemple).

Quels coûts ? 

Il vous faudra prévoir les investissements liés à l’aménagement du terrain (allées, réseau électrique, etc.) et son équipement (sanitaires, piscine, snack, etc.). En moyenne, l’investissement annuel représente près de 16 % du chiffre d’affaires réalisé.

Quels revenus ? 

Le chiffre d’affaires d’un camping avec un effectif moyen de 2 personnes s’élève à environ 207 K€1. De ce montant, il faut déduire les charges externes (47 %), les frais de personnel (20 %) et les achats de matières premières (3 %)2.

Prêt à vous lancer ?

Découvrez le témoignage de Nathalie Pillenière, dirigeante de Campilô.  Alors qu’elle démarre son activité, elle vous livre les raisons qui l’ont poussée à entreprendre dans cette voie, mais également les contraintes, notamment financières, qu’elle a dû surmonter et les astuces mises en œuvre pour se démarquer de la concurrence et rentabiliser son investissement. Enfin, le blog Les clefs du marketing partage avec vous quelques informations utiles à connaître sur ce secteur : segmentation de l’offre, comportements de consommation ou encore relation des propriétaires d’établissements de plein air avec leurs clients.

Liens utiles :

 

1 Source 2012, la Fédération des centres de gestion agréés.
2 Source INSEE 2011, Terrains de camping < 10 salariés.

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