Commerce associé : comment financer la création ou la reprise de son point de vente

Dans son dernier ouvrage, écrit avec la FCA, Michel Choukroun livre les clés de la réussite du commerce associé. En exclusivité pour les lecteurs des Echos de la franchise, quelques pages sur les leviers de financement dont disposent ces chefs d’entreprise solidaires pour créer ou reprendre une entreprise.

En 2012, 2,5 milliards d’euros ont été réunis par les réseaux du commerce associé pour financer la création de 1 200 points de vente et la reprise de 1 300 autres*. Un chiffre éloquent, qui illustre la solidité du modèle de la coopérative.
Quels sont les différents leviers de financement dont dispose un associé pour créer ou reprendre une entreprise ? Le consultant et professeur Michel Choukroun apporte son éclairage. Extrait de son ouvrage « Le commerce associé : entreprendre autrement pour réussir », écrit sous la direction de la Fédération des enseignes du commerce associé (FCA).

Extrait du livre de Michel Choukroun, « Le commerce associé : entreprendre autrement pour réussir »

Chaque associé qui souhaite financer un nouveau point de vente, chaque porteur de projet qui a été agréé dans un groupement, dispose d’une large panoplie de financements possibles.

Témoignage d’Éric Plat, président-directeur général d’Atol
« Une fois que le postulant a été agréé par le conseil d’administration de notre groupement, nous mettons tout en œuvre pour l’aider à trouver ses financements, par nos véhicules internes comme Archipel, ou en lui avançant le financement au travers de notre partenaire la Socorec ou en l’aidant auprès des banques. Nos équipes sont rompues à l’esprit d’entreprise, on trouve toujours une solution qui soit sereine et pérenne. C’est la force des outils que nous avons mis en place. »

En savoir plus sur le dispositif Archipel d’Atol

Un apport personnel minimum est toujours nécessaire

Le postulant doit tout d’abord avoir recours à ses ressources personnelles pour financer les apports nécessaires en fonds propres. Ils représentent généralement dans les 30 % du besoin total d’investissement. Bien souvent, le porteur de projet fait appel à sa famille et à ses amis pour boucler cette première mise de fond. Il peut également vendre des biens personnels, c’est une belle démonstration de sa volonté de devenir entrepreneur indépendant. Il en mesure les risques et les enjeux. Le groupement l’aide dans ses choix et le soutient dans ses financements.

Exemples : l’apport personnel demandé par les réseaux pour créer ou racheter un point de vente

  • Bébé 9, moyenne surface de puériculture : 100 000 euros.
  • Biocoop, moyenne surface de produits alimentaires bio : 80 000 euros en province, 120 000 euros en région parisienne.
  • Bricomarché, moyenne surface de bricolage : 100 000 euros.
  • Orpi, agence immobilière : 50 000 euros.
  • Roady, centre de services automobile : 95 000 euros, à moduler selon la taille des points de vente.

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*Source : « Le commerce associé : entreprendre autrement pour réussir », de Michel Choukroun, Editions Dunod

 

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