Se lancer comme… Masseur-kinésithérapeute

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Situé à la frontière des métiers paramédicaux et de ceux du bien-être, le masseur-kinésithérapeute soigne les gens à l’aide de manipulations, massages, exercices sportifs. Ce métier connaît aujourd’hui une conjoncture favorable et, en 2014, le marché a été évalué à 5,468 millions d’euros soit une augmentation de 5,3 % par rapport à 2013. Vous n’avez pas peur d’aller « au contact » et l’idée de faire du bien à autrui vous plaît ? Horizon Entrepreneurs vous récapitule ce qu’il faut savoir avant de se lancer comme masseur-kinésithérapeute.

Le métier de masseur-kinésithérapeute

Être masseur-kinésithérapeute consiste à soigner ou soulager une douleur, à rééduquer de façon fonctionnelle et motrice des patients souffrant de pathologies, traumatismes ou besoins variés. Les moyens utilisés par les « kinés », comme l’on dit souvent, sont des gestes de massage et manipulations ou des exercices de gymnastique médicale, souvent effectués avec le secours d’outils ou de matériel adaptés. Le premier de ces outils restant les mains ! La consultation d’un masseur-kinésithérapeute se fait généralement sur prescription médicale. Les patients vont des enfants en bas âge aux accidentés, en passant par les femmes en post-accouchement ou les personnes âgées.

Le marché

En 2015, on comptait près de 63 918 masseurs-kinésithérapeutes libéraux en France, dont 45 % de femmes et 20 % de plus de 55 ans. Le marché a progressé de 3 % environ par rapport à 2014 (chiffres INSEE).

À noter cependant, le marché est déterminé par la démographie et la politique de l’assurance-maladie et n’est pas exempt d’innovations : nouvelles missions, amélioration du matériel, formation initiale, etc.

Le vieillissement de la population, l’augmentation des troubles musculo-squelettiques et le développement de la santé à domicile sont des éléments de conjoncture favorables au métier et à son développement dans les années à venir.

La demande étant très forte, la concurrence est limitée. L’ostéopathie représente un nouveau champ d’action pour les masseurs-kinésithérapeutes.

Comment faire pour devenir masseur-kinésithérapeute ?

Il vous faudra obtenir le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute, délivré par les IFMK (Instituts de formation en masso-kinésithérapie). Le cursus dure quatre ans et l’entrée est soumise à un concours sélectif. Depuis 2016, sont admis en première année : les étudiants ayant validé une première année commune aux études de santé, une première année de licence en sciences, santé, technologie ou STAPS (sous conditions).

Les chiffres et les coûts

Les honoraires des masseurs-kinésithérapeutes sont fixés à l’acte ; les tarifs des actes ont d’ailleurs été réévalués en juillet 2012. L’acte moyen s’élèverait à 16,13 euros environ. Le tarif pour une séance d’ostéopathie est généralement de 60 euros.

La recette nette moyenne annuelle d’un cabinet de masso-kinésithérapie avec moins de deux praticiens est de 78 000 euros en 2014, les principales charges étant le loyer et les frais de déplacement le cas échéant.

Pour ouvrir un cabinet, il faut évidemment investir dans un local (bien situé), son aménagement et le matériel nécessaire ; à titre d’exemple, en 2013, le prix de cession d’un fonds de commerce en masso-kinésithérapie était de 20 à 30 % du chiffre d’affaires du cabinet.

Pour en savoir plus :

  • Les masseurs-kinésithérapeutes dépendent de l’ordre (inscription obligatoire) CNOMK (Conseil national de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes).
  • Il existe de nombreux syndicats professionnels dont 3 principaux : la FFMKR (Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs), le SNMKR (Syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs) et Objectif Kiné (Confédération nationale des masseurs-kinésithérapeutes libéraux).
  • 3 revues professionnelles font autorité : Kiné Actualité, Kinésithérapie Scientifique et Profession Kiné.
  • Enfin, un salon professionnel est référencé : Rééduca (chaque année, en octobre, à Paris).

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