Connaître et comprendre les trois formes de crowdfunding #1

crowfunding

Le crowdfunding, ou financement par la foule, a gagné du galon et apparaît aujourd’hui comme un mode de financement sérieux pour les projets entrepreneuriaux. Il est même considéré non seulement comme une alternative, mais aussi désormais comme un complément pertinent au financement bancaire. Dons, participation au capital, et prêt (ce dernier aspect à retrouver dans le 2e volet de notre article), toutes les subtilités des trois formes de crowdfunding sont dévoilées ici.

Crowdfunding sous forme de don

Le don est historiquement la première forme de crowdfunding. Il se présente sous trois formes.

  • Don sans contrepartie : ici l’avantage est la satisfaction morale et personnelle que le crowdfunder tire du don ; il s’inscrit dans la lignée du don associatif.
  • Don avec une contrepartie symbolique : comme son nom l’indique, l’avantage est « symbolique » et permet au crowdfunder de tirer un petit bénéfice de son don, même s’il ne couvrira pas son investissement.
  • Don avec contrepartie : il s’agit, par exemple, de financer le prototype et la prémaquette d’un produit que l’on recevra ensuite en guise de contrepartie. Il est impératif que le porteur de projet puisse livrer les contreparties avec certitude.
  • Dans le cas où le porteur de projet est un organisme d’intérêt général, le crowdfunding sous forme de don permet à l’investisseur de bénéficier d’avantages fiscaux et est en partie déductible des impôts sur le revenu.
  • Quelle question se poser ?

La question clé est la suivante : « Qu’est-ce qui va mobiliser le donneur potentiel ? Est-ce que le fait de participer à mon projet (par exemple dans le cadre du soutien à une association, à un projet médical, humanitaire, etc.) est suffisamment intéressant et gratifiant pour se suffire à lui-même ? »

Crowdfunding sous forme de prise de participation au capital

  • Encore appelé « crowdfunding par investissement ». L’investisseur prend part au capital de l’entreprise (TPE ou PME non cotée en bourse) et est « rémunéré », si le succès est au rendez-vous du projet, sous forme de dividendes et/ou de plus-value.

La prise de participation est déductible de l’ISF pour les investisseurs les plus fortunés ; c’est un de ses avantages.

  • Quelle question se poser ?

Ici la question clé pour l’investisseur sera de savoir : « Si ça marche, est-ce que je fais une bonne opération, est-ce que j’en serai fier ? » L’analyse que l’investisseur fera de la perspective de succès du projet sera donc l’élément déterminant.

  • A noter : c’est une forme d’investissement que les conseillers en investissements participatifs, dont certaines banques, peuvent proposer à leurs clients, pour leur permettre de diversifier leur patrimoine.
  • Probablement encore davantage que le don, le crowdfunding par investissement a l’avantage de fonctionner comme un « effet relais », en raison des « affinités » qu’il suppose. En cherchant des investisseurs, le porteur de projet peut recruter, par ricochet, des clients ou des partenaires. Ces derniers seront les ambassadeurs de son projet…

Pour en savoir plus sur le crowdfunding par prêt, mais aussi pour lire nos conseils sur le choix et une campagne réussie, et enfin pour comprendre comment le crowdfunding s’articule avec le financement bancaire, lire le 2e volet de de notre article.

 

 

 

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