Entrepreneurs : 5 écueils à éviter pour réussir

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Lorsque vous êtes à la tête d’une entreprise, vous êtes seul maître à bord : de vos décisions dépendent son succès, mais aussi son échec. Seulement au quotidien, « la tête dans le guidon », il n’est pas toujours facile de voir venir et de comprendre quand on est sur la mauvaise voie. Entrepreneurs, voici cinq écueils à éviter pour ne pas plonger votre entreprise dans l’échec.

1. Vous n’osez pas relancer les clients qui tardent à payer les factures

Avoir des clients et des contrats, c’est bien. Mais n’oubliez pas de suivre les règlements de vos clients ! Si les paiements arrivent trop tard, votre entreprise risque de mettre la clé sous la porte et ce laisser-aller n’est pas la bonne façon de retenir vos clients.

Mesure à suivre: embaucher un responsable pour assurer le suivi des comptes clients et effectuer les relances en temps voulu ; mettre en place des procédures strictes pour le règlement (délai maximum légal, formulaire standard, etc.)
Vous pouvez aussi exiger un pourcentage payé à la commande ou offrir un (petit) rabais aux clients qui paient le montant intégral à réception. La dématérialisation des factures, obligatoire dès 2017 (mise en place entre 2017 et 2020), vous aidera dans la gestion des factures liées aux marchés publics (réduction de temps et de coût par exemple). Enfin, pensez à l’affacturage : cette solution de crédit à court terme peut vous aider à compenser le décalage de trésorerie entre le moment où vous facturez vos clients et celui où vous percevez le règlement.

2. Vous ne tenez pas de comptes stricts 

Voilà qui rejoint quelque peu le premier écueil à éviter, mais pensez à tenir une comptabilité stricte : contrôlez vos finances, suivez votre trésorerie ou vous risquez d’amères déconvenues. Vous devez être certain d’avoir les moyens de régler vos factures et vos frais de fonctionnement, ainsi que de dégager une marge suffisante pour payer vos salariés. Il ne faudrait pas que les dépenses (qui augmentent en cas de développement rapide) dépassent les rentrées.
Mesure à suivre : compléter et vérifier chaque jour un tableau de bord simple (exemples de logiciels), faire appel à un expert-comptable qui fera le point mensuellement et saura vous avertir assez tôt en cas de problème.

3. Vous n’avez pas rédigé de process

Bien souvent, un chef d’entreprise contrôle tout et est le seul à connaître son produit et son entreprise sur le bout des doigts. En cas d’incident ou de développement rapide, cela peut constituer un risque pour l’entreprise.
Mesure à suivre : rédiger des process et documents opérationnels, une cartographie des processus, pour expliquer le fonctionnement et les différentes étapes inhérentes au développement et à la vente de votre produit ou de votre service (exemple avec la mise en place de la norme qualité ISO 9001).
Vous y gagnerez un appui à la formation des nouvelles recrues et serez plus productif. Mettez ces documents à jour régulièrement, ils vous aideront à prendre du recul, voire à demander à un tiers de le faire, et à progresser. Vous pouvez en profiter pour instaurer l’archivage numérique de vos documents d’entreprise.

4. Vous n’avez pas anticipé toutes les étapes développement du produit

Attention, si votre entreprise grossit, vos contraintes de production vont aller croissant. Pensez-vous que les process mis en place et les moyens dont vous disposez pourront supporter votre croissance ou la production que vous envisagez ? Disposez-vous par exemple d’espaces de stockage suffisants ? Le risque, si vous sous-estimez vos contraintes de production : perdre de l’argent et vendre à perte. Cette donnée est particulièrement vraie pour les denrées périssables !
Mesure à suivre : anticiper en tenant compte des qualités et exigences de votre produit et limiter votre production si vous ne pouvez pas garantir sa qualité.
En résumé, soyez patient. Vous pouvez aussi engager une personne responsable de la production et du développement à long terme.

5. Vous avez sous-estimé vos besoins en marketing

La qualité de votre service ou de vos produits ne fera pas tout. S’ils ne trouvent pas leur public, c’est peine perdue. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui un excellent média pour vos besoins marketing, ne les boudez pas. Ils vous reviendront moins cher que de payer une campagne de publicité. Attention cependant, ils exigent une veille active et de l’investissement en temps.
Mesure à suivre : ouvrir un compte Facebook, Instagram, Twitter ou Viadeo par exemple au nom de votre entreprise.
Vous devez les choisir en fonction de votre secteur d’activité, certains sont plus pertinents en B to B, d’autres en B to C. Regardez ce qui fonctionne ailleurs, réseautez en ligne bien évidemment et optimisez votre présence sur le web. Faire appel aux services d’un community manager peut être une autre solution…

Pour finir, voici un conseil, et non des moindres : ne laissez pas le succès vous tourner la tête !

Loin de nous l’idée de se faire l’avocat du diable, mais gardez la tête froide. N’oubliez pas, par exemple, que l’argent de votre entreprise n’est pas directement le vôtre (sinon il s’agit d’un abus de bien social, durement sanctionné par la loi.) Restez concentré sur vos objectifs à court terme et votre développement à long terme.

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