La cession-transmission des PME en question – Revue du Web #91

He-transmission

La cession-transmission est une étape clé dans la vie de toute entreprise. Depuis trois ans maintenant, Les Carnets BPCE L’Observatoire analysent les tendances en matière de cession-transmission et cherchent à ouvrir de nouvelles perspectives. L’édition 2014 s’attarde sur les logiques sectorielles de renouvellement et met en lumière l’enjeu décisif que constituent, pour l’Outre-Mer, les cessions-transmissions réussies. La Revue du Web a fait le tour de l’enquête et vous livre ses pistes de lecture.

Chiffres clés

L’enquête 2014 a identifié plus de 15 000 cessions-transmissions d’entreprises en 2012, à savoir 7,3 % de l’ensemble des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire). En 2012, près de 52 % des dirigeants de PME et ETI qui cédaient leur entreprise avaient moins de 55 ans. En fin d’activité professionnelle, le rôle important des cessions-transmissions intrafamiliales, déjà constaté l’année précédente, se confirme clairement.
A noter cependant : « La taille de l’entreprise prévaut sur l’âge pour ce qui concerne la fréquence de la cession. A titre d’exemple, quel que soit l’âge du dirigeant en 2012, le taux de cession d’une entreprise de 20 à 49 salariés est toujours supérieur ou égal à celui d’une PME de 10 à 19 salariés. »

La transmission intrafamiliale représente un quart à un tiers des opérations après 60 ans

Le nombre moyen d’entreprises transmises chaque année dans le cadre familial s’établit à 2 000 environ à titre gratuit. Si l’âge du dirigeant ne joue pas un rôle décisif, il reste un facteur prépondérant : la fréquence des transmissions familiales augmente sérieusement dès lors que le dirigeant dépasse les 50 ans.

Quatre typologies d’entreprises

Les entreprises cédées peuvent entrer dans quatre typologies différentes, qu’il convient de nuancer en fonction des sous-secteurs d’activité. Ainsi, c’est la taille d’une entreprise, associée à son sous-secteur d’activité, qui détermine la cession ou la disparition de cette dernière. A titre d’exemple : « les services spécialisés/scientifiques/techniques /administratifs regroupent des sous-secteurs appartenant aux quatre quadrants. Les PME exerçant des activités juridiques et comptables, de petite taille, ont peu recours à la cession, tandis que les sous-secteurs de la publicité et des activités des sièges sociaux et de conseil, dont la part des PME de 50 salariés et plus est supérieure à la moyenne du secteur, présentent des taux de cession plus élevés qu’en moyenne. »

Comme les années précédentes, les départements dotés d’une grande métropole présentent des taux de cession plus élevés, ainsi que ceux justifiant de « l’enracinement et [du] dynamisme d’un tissu d’entreprises moyennes. »

La cession-transmission joue un rôle décisif pour les PME d’Outre-Mer

Le nombre de PME d’Outre-Mer faisant l’objet d’une cession-transmission est de 2,6 % par an (en moyenne). La densité des PME dans les DOM et leur dynamisme se détachent positivement de la métropole, à la Réunion et en Guyane par exemple en termes de création, aux Antilles en termes de densité.
Un chiffre à retenir : 47 % des créations dans les DOM concernent les services. Les grandes entreprises étant peu présentes dans les DOM, ce tissu dynamique de PME et ETI est fondamental. La faible taille de ces dernières limite néanmoins leurs capacités d’expansion et accentue leur fragilité : « Le taux de disparition des PME (en raison d’une liquidation ou sans accident judiciaire), de 2,3 % en moyenne nationale, est (…) de 3,5 % dans les DOM. »
Enfin, la proportion de PME faisant l’objet d’une cession annuelle dans les DOM est inférieure de plus de moitié à la moyenne des départements français. Elle s’élève seulement à 2,6 %. Associé au fort vieillissement des dirigeants, ce chiffre inquiète et pose la question du renouvellement du tissu de PME en Outre-Mer.

La question de la disparition des entreprises en BONNE santé

Ce chiffre reste très marginal : une centaine d’entreprises disparaîtraient chaque année (liquidation judicaire ou cessation d’activité) malgré leur apparente bonne santé.

Pour en savoir plus sur la méthodologie

  • Une PME est déterminée par au moins un des critères suivants : effectif ≥ 10 salariés et < 250 salariés; CA > 2 M€ et ≤ 50 M€ ; total bilan > 2 M€ et ≤ 43 M€. (Pour information, l’effectif d’une ETI est < 5 000 salariés.)
  • Secteurs d’activité concernés : l’industrie, la construction, le commerce de gros et de détail, les services aux entreprises et aux particuliers. Non concernés : secteurs agricole, services financier et assurantiel.
Vos réactions

Perle Finance

Très intéressante revue, merci !

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