La recherche de l’emplacement, priorité des franchisés 2/2

Renseignez-vous sur les projets d’urbanisme

Enfin, pensez à l’accessibilité. Dans certains secteurs d’activité, une mauvaise accessibilité condamne le point de vente. À Dijon, Pascal Bardoze, franchisé Midas, a ainsi choisi de s’implanter en ville plutôt qu’en périphérie. La nature de son activité, l’entretien automobile, l’a tout naturellement conduit à prospecter le long des grands axes urbains. « Outre le trafic, j’ai pris soin de regarder la configuration des lieux : carrefour, feux, terre-pleins. Si les voitures ne peuvent pas entrer facilement, elles passeront leur chemin. Récemment, un de mes concurrents s’est trouvé enclavé à cause du tramway, il a vu sa clientèle décliner », témoigne Pascal Bardoze. Pour se prémunir contre ce genre de déconvenues, le mieux est de se rendre en mairie pour consulter les projets d’urbanisme avant de signer son contrat de location. Ce coup d’œil rapide vous permettra également de cibler des quartiers amenés à se développer. Vous y trouverez également des statistiques démographiques qui pourraient vous amener à réviser vos premières impressions. Ainsi, par exemple, le 15e arrondissement de Paris semble sinistré pour les agences immobilières. Dans tous les cas, n’hésitez pas à demander également conseil à votre franchiseur. Certains, comme Norauto, disposent d’un service dédié à la recherche d’emplacement. Ils assurent une veille et proposent des sites présélectionnés aux porteurs de projet. Une démarche également effectuée chez Glup’s. « Nous envoyons des requêtes aux agences immobilières, ce qui nous permet de choisir parmi plusieurs boutiques, raconte Éric Geslot. Mais en général, on va sur le terrain. Et dès qu’il y a un embryon de boutique à vendre, on visite, on regarde les flux de circulation, la topographie, la concurrence qui peut exister…» Rappelez-vous que le franchiseur est votre meilleur allié : il connaît son métier et il a tout intérêt à ce que votre entreprise prospère. Bref, le choix de l’implantation nécessite mûre réflexion.

Baux commerciaux : soyez vigilants

Le bail classique appelé 3/6/9 permet au locataire, comme au propriétaire de résilier le contrat à l’issue de chaque période triennale. Certains propriétaires proposent des baux d’une durée supérieure à 9 ans. Cela leur permet, à l’issue du bail, de déplafonner l’augmentation du loyer. En effet, dans un 3/6/9, l’augmentation est limitée à celle de l’indice Insee de la construction ou de l’indice locatif des commerces. Autre point de vigilance : la clause d’activité. Si vous souhaitez changer d’activité, vous devrez négocier une « déspécialisation » avec le bailleur qui, dès lors, peut demander des indemnités et augmenter le loyer librement. Enfin, il existe des baux saisonniers et précaires. Les premiers pour des occupations de quelques semaines à quelques mois, les seconds ne dépassent pas 24 mois : idéal pour un dépannage ou tester un nouveau concept.

Pour en savoir plus : Prévisionnel : 3 variables du loyer commercial à prendre en compte

 

 

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