Le point sur les couveuses d’entreprises #2

Créer en prenant moins de risques, en étant accompagné et formé ? C’est le principe de la couveuse d’entreprise, un dispositif d’accompagnement à la création d’entreprise permettant notamment de tester concrètement son projet entrepreneurial

Pourquoi y adhérer ?

A travers le CAPE (Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise), la couveuse offre à l’entrepreneur un suivi personnalisé continu tout en lui permettant d’évoluer en termes d’autonomie et de responsabilité.

Dans le détail, l’apprenti chef d’entreprise dispose de :

•    un suivi personnalisé de son projet via un coaching pouvant être individuel ou collectif ;
•    des outils et des méthodes pour développer ses capacités entrepreneuriales et ainsi sécuriser le développement de son activité ;
•    un numéro d’immatriculation qui lui permet de faire fonctionner son activité sans l’avoir encore « créée en propre » ;
•    un réseau professionnel que l’entrepreneur peut solliciter à son gré pour lui permettre de prospecter,  produire et/ou vendre ses produits et/ou services.

Pour qui ?

Elle s’adresse donc uniquement aux porteurs de projet de création d’entreprise (demandeurs d’emploi, salariés à temps partiel…) souhaitant vérifier la viabilité de leur entreprise et bénéficier de conseils et de formations pour apprendre le métier de chef d’entreprise et développer leur activité.

Le CAPE a une durée au maximum de 12 mois, renouvelable 2 fois, soit au plus 3 ans pendant lesquels votre statut social et vos droits (assurance-chômage par exemple) sont maintenus.

Point de vigilance ?

Ces structures se multiplient et les promesses ne sont pas toujours tenues, renseignez-vous avant de faire votre choix.

Combien ça coûte ?

La couveuse se rémunère avec un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé. Les taux varient d’une structure à une autre, en moyenne 10 % du CA HT.

 

Pour en savoir plus, consultez le site de l’Union des couveuses d’entreprises

Lire le volet 1 sur les incubateurs d’entreprise : Incubateurs, couveuses, pépinières : le point sur les incubateurs

Lire le volet 3 sur les pépinières d’entreprise : Incubateurs, couveuses, pépinières : le point sur les pépinières

Vos réactions

Richard Barré

Le « test concret » que vous évoquez permet d’aller jusqu’au bout d’une relation fournisseur-client classique et permettra donc de facturer un client et d’encaisser ses règlements par l’entremise de la structure juridique « couveuse ».

Le CAPE permet également d’accompagner un entrepreneur déjà immatriculé en SARLU/EURL ou en SASU. Mais ce cas est rare car plus difficile à mettre en oeuvre.

Le territoire économique français est vaste et chaque couveuse a un territoire naturel réduit. Le maillage se fait donc petit à petit pour améliorer la couverture nationale. Pour éviter les « promesses non tenues » tournez-vous en priorité vers les couveuses labellisées par l’Union des Couveuses qui vous garantissent le respect de la Charte Nationale et du référentiel de services correspondant.

Richard Barré
Couveuse Astrolabe Conseil, Paris 11ème

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