Comment financer votre projet de franchise ?

Comment obtenir un financement lorsqu’on se lance en franchise ? Une conférence du salon Franchise Expo 2013 était consacré à ce thème. Avec de nombreuses réponses utiles aux porteurs de projet.

L’un des participants à cette conférence, Julien Vitali, responsable du pôle franchise et commerce associé à la Caisse d’Epargne, dressait d’abord un constat quantitatif : le nombre de demandes de financement en 2012 a été globalement équivalent à celui de l’année précédente. Le taux d’acceptation (nombre de demandes de financement d’entreprise en franchise acceptées par rapport à l’ensemble des demandes dans ce domaine) est d’environ 50 % à la Caisse d’Epargne.

Alors, pour se donner toutes les chances de voir sa demande de financement acceptée, que doit faire le futur franchisé ? « Un point est essentiel, reprend Julien Vitali : l’accompagnement du franchiseur. Neuf demandes de financement sur dix aboutissent parce que la tête de réseau a réalisé un important travail de préparation et d’accompagnement. Le franchiseur est en effet un révélateur puis un développeur de compétences : souvent, le candidat franchisé est un ancien salarié et c’est à la tête de réseau de le soutenir dans la mise au point de son projet et notamment pour les aspects liés au business plan. » Pour la demande de financement, les éléments à fournir à sa banque sont assez nombreux : concept, zone de chalandise (des photographies et des plans seront un « plus »), CV du porteur de projet, plan de financement, compte d’exploitation prévisionnel sur au moins une année, plan de trésorerie sur la première année, projet de statuts, bail commercial, etc.

Créer en franchise, mais avec quel apport personnel ? Celui-ci est en moyenne de 30 % du montant global du financement, selon les participants à la conférence. Une moyenne issue toutefois d’une assez forte amplitude selon le secteur d’activité (service ou commerce, par exemple). « Attention, l’apport doit financer certaines dépenses que la banque ne couvre pas, prévient Julien Vitali : droits d’entrée dans la franchise, frais de constitution de dossier, besoin en fonds de roulement, etc. » Au-delà de l’apport personnel, la Caisse d’Epargne porte une attention particulière au secteur d’activité mais aussi à la personnalité du franchiseur (expérience, motivation) et bien sûr à l’emplacement lorsqu’il s’agit d’un projet de commerce. En restauration, par exemple, la banque aura une meilleure écoute auprès des dossiers d’ouverture d’un point de vente en restauration rapide, un secteur qui croît régulièrement. Parfois, le franchiseur demande à son franchisé (à qui il lui arrive de fournir la marchandise) de lui apporter des garanties bancaires. Une tâche dont la Caisse d’Epargne peut parfaitement s’acquitter.

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