La transmission intrafamiliale, un espoir pour nombre de dirigeants

Réalité méconnue, la transmission de son entreprise dans le cadre familial a pourtant son importance. Si cette démarche concerne réellement un quart des cessions pour les plus de 60 ans,  les dirigeants de PME seraient en réalité bien plus nombreux à caresser cet espoir pour leur entreprise. Analyse d’une tendance avec l’édition 2012 de La cession-transmission des PME, Les Carnets BPCE L’Observatoire.

Un quart de transmissions intrafamiliales après 60 ans

24 % des dirigeants de 60 ans et plus transmettent leur entreprise à un membre de leur famille (soit 1 850 transmissions en 2011, une augmentation de 4 % par rapport à 2010). Après 70 ans, ce chiffre passe à 38 %.
Attention cependant, seules 14  % des cessions annuelles se font dans le cadre familial.
Pourtant, c’est une aspiration réelle de la part des dirigeants : 34 % d’entre eux qui envisagent une cession dans les 10 ans souhaiteraient céder leur entreprise à un membre de leur famille. Confrontés à la réalité, ils rabattent leurs  exigences, n’étant que 25  % à l’envisager toujours quand la cession est prévue dans un délai de 2 ans maximum. Les freins reconnus : « l’absence de repreneur potentiel (49 %), la nécessité de vendre pour assurer ses revenus futurs (28 %) et la difficulté à préserver, dans l’équité, les intérêts patrimoniaux de chacun (27 %). »

Ce sont les entreprises de plus de 20 salariés (et non les entités de 10 à 19 salariés) qui sont les plus touchées par la transmission intrafamiliale : « en 2011, 1,6 % des entreprises de 20 à 249 salariés ont connu ce type d’opération. […] Pour les ETI (au-delà de 250 salariés), ce taux revient à 0,9 % », en augmentation de 28 % entre 2010 et 2011. En ce qui concerne les entreprises de taille moyenne, les secteurs de l’industrie et du BTP se démarquent particulièrement : « après 55 ans, respectivement 50 % et 53 % des dirigeants » envisagent une transmission dans le cadre familial.

Une cession plébiscitée dans les zones rurales

Ce sont « les départements ruraux, voire montagneux », « disposant le plus souvent d’une base industrielle ancienne » qui plébiscitent ce type de cession : Meuse, Haute-Saône, Jura, Haute-Savoie, Mayenne, Creuse, Haute-Loire ou Drôme… Les départements plus urbains, concentrés sur des activités de services ou sièges de grandes entreprises sont moins concernés.

Méthodologie
Ont été étudiées, les PME et ETI (effectifs ≥ 10 salariés et < 250 salariés, CA >2M€ et ≤ 50 M €, bilan annuel >2M€ et ≤ 43 M €), du secteur privé marchand, hors secteur agricole, financier et assurantiel. Bases de données référentes pour l’étude : Sirene, Infolégale, Altarès, Corpfin, INSEE.

BPCE L’Observatoire

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