Le co-financement dans le commerce associé, un tremplin pour se lancer

Pour tout entrepreneur qui souhaite se lancer, la problématique majeure reste souvent la même : trouver un financement adapté à son projet. Dans ce contexte, les groupements du commerce associé proposent aux créateurs et repreneurs une palette de solutions, complémentaires aux prêts bancaires, destinées à faciliter leur projet entreprenarial. Explications.

Considéré comme l’une des plus anciennes formes d’organisation en réseau, le commerce associé compte à ce jour 80 groupements développant 142 enseignes et employant 500 000 personnes réparties dans plus de 40 000 points de vente. Les nombreux départs à la retraite des papy-boomers programmés d’ici 2025 vont entraîner un fort besoin en repreneurs. Le commerce associé devrait ainsi absorber près de 7 000 transmissions d’entreprises d’ici cinq ans !
Dans ce contexte, se pose donc la question de la création et de la reprise et, in fine, du financement des affaires. Car malgré un nombre important d’entreprises à céder (en 2011, 1 282 entreprises ont fait l’objet d’une reprise, soit 65 % de plus qu’en 2010), le coût global du projet peut freiner les plus motivés. Pour faciliter l’accès à la reprise et ainsi assurer la pérennité des réseaux, les groupements contre-attaquent !

 

Filiales financières

De la recherche de trésorerie au financement partiel du projet, plusieurs dispositifs d’accompagnement sont à la disposition des entrepreneurs qui souhaitent rejoindre les réseaux du Commerce Associé.

Les réseaux peuvent bénéficier d’un outil financier mutualisé inter-groupements, la Socorec. Cette société financière au service du commerce associé, et dont le capital est détenu par 41 groupements de commerçants et plus de 3 000 emprunteurs, intervient en prêts ou en cautions au profit des banques. Parmi les 80 groupements recensés par la Fédération du Commerce Associé, 50 % d’entre eux aident les entrepreneurs à financer leur projet grâce à l’intervention de leur filiale financière interne.

Ces dispositifs permettent aux porteurs de projet de solidifier leur dossier en apportant aux banques une garantie extraordinaire, à savoir la caution des adhérents du groupement rejoint. La preuve avec Alexis Lecomte. Ce jeune entrepreneur de 25 ans est aujourd’hui propriétaire d’un magasin d’optique, et ce grâce au soutien financier accordé par Archipel, la filiale financière à capitaux coopératifs de l’enseigne Atol. « Je ne disposais pas d’un apport suffisant pour me financer seul au niveau des banques. Les fonds prêtés par Archipel, en l’occurrence 60 % du montant total de mon projet, m’ont permis de convaincre mon banquier qui a accepté de financer la part restante. »

 

Parrainages financiers

Autre outil répandu pour faciliter l’accès à la reprise, le parrainage financier inter-associé. C’est l’enseigne Leclerc qui la première, mettra en place cette méthode aujourd’hui utilisée par 17,4 % des groupements du commerce associé, dont Système U ou Atol. Le principe : permettre à des jeunes entrepreneurs ayant déjà fait leurs preuves au sein du réseau, de se lancer grâce à l’appui financier de parrains (adhérents du groupement). Outre l’aide financière apportée, ces investisseurs se portent garants du bon fonctionnement de l’entreprise aux yeux de l’enseigne et des différents partenaires bancaires.

 

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