Le camping : de nouvelles opportunités

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Avec plus de 11 000 terrains de camping, dont 44 % implantés en milieu rural, l’hôtellerie de plein air constitue la première offre d’hébergement touristique en France et à l’échelle européenne.

Les chiffres sur la fréquentation des français (+2,9 % en 2010) et des étrangers (+1,6 %) témoignent de l’engouement des vacanciers pour ce mode d’hébergement.

Une activité réglementée

Les campings « loisir » ou « tourisme », dès lors qu’ils comportent un emplacement loué au passage (en opposition aux emplacements loués à l’année à des résidents permanents), font l’objet d’une homologation préfectorale. Ils sont classés de 1 à 5 étoiles en fonction de la qualité des installations, des équipements sanitaires ou encore des prestations et services proposés.

En amont de l’exploitation, il convient d’effectuer plusieurs démarches administratives, plus ou moins complexes selon les cas. Pour la création d’un terrain de camping accueillant au plus 20 personnes, il faut par exemple simplement remplir en mairie une déclaration préalable de travaux d’aménagement. Si le terrain en revanche a une capacité d’accueil supérieure à 20 personnes, il faut alors disposer d’un permis d’aménager et effectuer ensuite une déclaration d’ouverture de chantier. Enfin, le propriétaire du terrain de camping ne peut commencer à exercer qu’après avoir adressé à la mairie la déclaration d’achèvement et de conformité des travaux.

Les conditions d’installation

L’exploitation d’un terrain de camping est soumise à des restrictions strictes. Il est notamment interdit d’implanter son établissement de plein air sur les rivages de la mer, près d’un site classé ou encore dans certaines zones définies dans le plan d’urbanisme local. Des dérogations peuvent cependant être accordées. Il faut dans ce cas se renseigner auprès des autorités compétentes (maire, préfet).
Les terrains de camping ont également une obligation de mise en conformité avec les normes d’urbanisme, d’insertion dans les paysages et d’aménagement définies par le code de l’urbanisme.

Un secteur hétérogène

L’attrait de ce mode d’hébergement s’explique notamment par sa nature conviviale et familiale, mais également par les prix attractifs pratiqués. Malgré ce constat, tous les établissements de camping ne connaissent pas le même succès comme en atteste l’étude de l’Insee menée sur ce sujet. En effet, si l’emploi global dans ce secteur a plus que doublé en 20 ans, le modèle du très petit camping (moins de trois salariés), perd du terrain face aux entreprises de plus grande envergure (plus de dix salariés).

Une montée en gamme bénéfique

Pour attirer toujours plus de touristes et convaincre une clientèle de plus en plus exigeante, le secteur connaît une profonde mutation, notamment grâce aux investissements — 380 millions d’euros en 2010 — d’une profession désireuse de faire évoluer son image . Ainsi, les établissements 3 et 4 étoiles représentent désormais près de 55 % du parc locatif. Sans parler des campings 5 étoiles qui enregistrent quant à eux une progression depuis dix ans de +18 % !

Envie de vous lancer ?

Découvrez le témoignage de Nathalie Pillenière, dirigeante de Campilô.  Alors qu’elle démarre son activité, elle vous livre les raisons qui l’ont poussée à entreprendre dans cette voie, mais également les contraintes, notamment financières, qu’elle a dû surmonter et les astuces mises en œuvre pour se démarquer de la concurrence et rentabiliser son investissement. Enfin Les clefs du marketing partage avec vous quelques informations utiles à connaître sur ce secteur : segmentation de l’offre, comportements de consommation ou encore relation des propriétaires d’établissements de plein air avec leurs clients.

Liens utiles :

Les chiffres clés du camping en 2010 sur le site de la Fédération Française de Camping et de Caravaning
Les informations utiles (création ou reprise d’entreprise, conditions et démarches d’installation, réglementations, etc.) sont disponibles sur le site APCE

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